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Comment on désanonymise les scammers : les méthodes des enquêtes onchain sur des cas réels
L'anonymat d'un scammer tient sur sa discipline - et la discipline casse. Les enquêtes publiques (le genre rendu célèbre par ZachXBT) montrent un outillage récurrent de désanonymisation.
Les vecteurs standards
- Le graphe jusqu'à l'exchange : tout argent rencontre un jour le KYC - le retrait vers un exchange lie le cluster à une identité (pour les forces de l'ordre) ou au moins à une juridiction.
- La réutilisation d'infrastructure : un seul ENS, un wallet « de vie » réutilisé, le paiement d'un domaine depuis une adresse sale - les classiques des échecs d'opsec.
- Les traces multiplateformes : le pseudo Discord = le pseudo d'un forum d'il y a dix ans = le vieux Twitter avec un visage. Les scammers sont jeunes, leur passé numérique non.
- Le timing et la langue : le fuseau horaire de l'activité, les calques linguistiques, les sommes habituelles - rétrécissent la géographie jusqu'au ridicule.
- L'avidité comme preuve : l'achat d'un NFT de flex ou de luxe depuis une adresse liée au rug - le final le plus fréquent.
Ce qui se passe après la désanonymisation
Le spectre : de la restitution des fonds « à l'amiable » (l'issue régulière : rendre coûte moins cher au scammer que de vivre sous son nom) aux affaires pénales dans les juridictions à la pratique fonctionnelle. Mais la statistique honnête est modeste : on désanonymise les cas retentissants, le menu fretin de la chaîne vit des années. La morale pour le marché : la couche de réputation (les registres de signatures, les labels des screeners, les threads publics) punit plus vite que les tribunaux - c'est avec elle que nous travaillons dans la rubrique.
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